Qui sommes-nous ?
QUI SOMMES-NOUS ?
historique :
Le groupe légal de Paris est issu de la Coordination contre la répression et les violences policières (dont l’appel fondateur est disponible ici[lien]). Suite à la fin de service du groupe de défense collective en service durant le mouvement de 2016 contre la loi travail. Constitué d’avocat.es et de militant.es, ce collectif s’inscrit dans une dynamique de défense collective, et cherche à promouvoir la défense collective.
Nos missions :
Le groupe légal assure le soutien des personnes touchées par la répression de plusieurs manières.
- Il assure un soutien économique via une caisse de solidarité[lien], qui permet d’assurer collectivement les dépenses qu’engendrent la répression judiciaire.
- Il soutient les personnes interpellées en les mettant en lien avec des avocat.es
- Il centralise les informations afin de pouvoir répondre aux proches.
- Il informe sur les droits et offre des outils pour être capable de se défendre face à la police et à la justice.
PUIS-JE DEMANDER L’AIDE DU GROUPE LEGAL ?
Si vous faites face à la répression (que vous avez un procès à venir ou qu’un.e ami.e est en garde à vue,…) n’hésitez pas à nous contacter[lien].
Pour pouvoir être suivi par la legal team, vous devez respecter ces conditions :
- Pas de dissociation entre gentil.le prévenu.e et méchant.e prévenu.e
- D’aucune manière, votre défense de doit charger d’autres personnes.
NOS PRINCIPES :
Les membres du groupe légal partagent quelques principes politiques que nous jugeons nécessaire à une défense collective. Pour être soutenu.e par le groupe, il faut respecter ces principes en vigueur.
1- La personne prévenue garde toujours la maîtrise de sa défense.
Là où la justice infantilise toute les personnes qui lui font face, nous souhaitons réaffirmer que ces personnes sont parfaitement à même de se défendre, et que ni avocat.e, ni soutiens ne doivent se permettre de diriger sa défense. Ses décisions sont les siennes.
[ à noter : si la personne est maîtresse de sa défense, le groupe légal ne la soutiendra en revanche que si elle respecte les principes instaurés au départ par le groupe légal ]
2- Il n’existe pas d’une part les gentil.les prévenu.es et d’autre part les méchant.es prévenu.es
Il n’existe pas de bon manifestant et de mauvais manifestants. Il n’existe pas non plus de procès politique contre des procès de droit commun. Nous pensons que tous les procès sont politiques, qu’il n’existe qu’une justice, et qu’elle est à combattre. La justice joue toujours le jeu de la dissociation, qui nous divise face à elle.
Nous luttons contre la dissociation, qui consiste à dialoguer avec ses bourreaux en espérant recevoir plus de clémence, en jouant par contraste avec les autres prévenu.es (voir en les plombant). Elle est contraire à toute forme de défense collective. Le groupe se refusera de soutenir toute personne dont la défense ou une partie de la défense constituera à nuire à une ou d’autres personnes.
3- refuser l’individualisation, se défendre collectivement.
L’institution judiciaire instaure son pouvoir par l’individualisation des affaires, empêchant toute solidarité de se manifester et toute ligne politique d’émerger. Selon nous, se défendre collectivement permet de mettre en avant une ligne politique et une critique de la justice ou de l’Etat qui la porte
4- Le refus du fichage
Face au fichage par le biais des empreintes digitales ou ADN, il est primordial de se prémunir par le refus de les donner et de limiter au maximum l’alimentation des fichiers de police. Alors que nous ne savons à quel(s) régime(s) nous aurons affaire à l’avenir, ces empreintes sont conservées durant 20 à 45 ans dans les bases de données des flics. Associées aux nouvelles fiches S et aux notes blanches, Elles font de tout.e militant.e une cible potentielle,à tout moment, de la répression.
5- Le refus d’une justice de classe
AVIS AUX MILITANT.ES ET COLLECTIFS ORGANISE.ES :
Nous faisons le constat que la justice infantilise celles et ceux qui la subissent, qu’elle leur confisque toute autonomie pour se défendre et crée une dépendance auprès d’expert.es du droit que sont les avocat.es
Nous faisons aussi le constat que l’appareil judiciaire individualise toujours plus les personnes à sa merci, assurant toujours plus l’isolement des populations face à lui.
Dans la lutte face aux institutions judiciaires, il existe donc deux enjeux majeurs : assurer l’autonomie de sa défense (mettre fin aux expert.es) et assurer une défense collective.
Le groupe légal cherche à permettre à toutes les personnes isolées face à la répression d’assurer ces deux principes, mais ne devrait pas assurer la défense de groupes déjà organisés. Devenant prestataire de service, Il deviendrait alors un des spécialistes qu’il cherche à combattre. C’est pourquoi il est important que chaque groupe organisé soit à même d’assurer collectivement la défense politique de ses membres, tout en restant en lien avec les autres pour assurer une défense collective globale.
Ressources pour assurer sa défense :
Effectuez des formations juridiques [lien]
Comment mettre en place une défense collective[lien]
Si vous avez des questions, vous pouvez nous contacter par mail [lien]
De la même manière, nous fonctionnons avec un certain nombre d’avocat.es, mais les avocat.es avec qui on travaille ne sont pas les seuls avocat.es, et vous pouvez en trouver d’autres qui proposent une défense politique [cool/potable].
Etant donné que nous pouvons être prévenu que certain.es copaines ont été interpellé.es et que nous ne pouvons savoir s’illes sont déjà pris.es en charge par leur groupe, pensez à nous tenir au courant.